Les séminaires interdisciplinaires

Un social possible ?

Le style populiste, ressemblance et ressentiment

Séminaire de recherche
Sous la direction de Marie-Laure Dimon et Louis Moreau de Bellaing.

Le troisième lundi du mois d’octobre 2021 à juin 2022,
de 20h30 à 22h30.

Email : m.l.dimon@cipa-association.org
Email : l.moreaudebellaing@gmail.com

 

Nous prolongeons notre réflexion sur les diverses formes du populisme en nous intéressant à une nouvelle catégorie en sciences sociales, « le style populiste », où l’être est devenu plus important que le faire politique. Ceci se manifeste par un esthétisme, une façon de parler du leader, tout en faisant appel à l’incarnation d’un chef « charismatique ». Le style populiste centré autour de l’affect peut alors se combiner avec différentes idéologies structurées comme le fascisme et le populisme identitaire. Comme méthode, le style permet de prendre le pouvoir par l’affect familier de la ressemblance car nous sommes tous des semblables. C’est une manière de voir les choses à partir de l’unité et de la différence en se situant dans une époque. Si le Un est créé par la multitude, toutefois, il peut la refuser en choisissant l’identitaire source de profondes insatisfactions. Nous étudierons plus particulièrement deux notions, la culture de l’identitaire et le ressentiment, non pas uniquement en tant que phénomène politique, mais aussi comme phénomène culturel et ontologique.

 

Nous étudierons les textes de :
C. Fleury, M. Gauchet, F. Guénard, A. Grandjean, J. Rancière, E. Roudinesco, S. Wahnich.

 

Personnes concernées : psychanalystes, anthropologues, médecins et enseignants intéressés par l’articulation des champs individuel et social.

L’originaire dans le monde : amour/haine ?

Séminaire de recherche
Sous la direction d’Agnès Antoine et Marie-Laure Dimon.

Le quatrième jeudi du mois, d’octobre 2021 à juin 2022,
de 20h30 à 22h30.

Email : agnes.antoine@ehess.fr
Email : m.l.dimon@cipa-association.org

 

Nous poursuivons notre recherche sur la notion de l’originaire, et ses traits d’amour et de haine, dans leur aptitude à fonder la rencontre entre des trajets individuels et collectifs avec le monde. Ces affects seront envisagés aux confins du biologique et du psychique dans ce sous-bassement de la psyché humaine. Nous interrogerons aussi leur mise en rapport avec le corps sensoriel, et le monde interactif entre l’enfant et sa mère, indispensable à l’organisation de la psyché singulière : il s’y crée une sensation de continuité affective, source de l’amour humain, mais aussi source de la haine originaire qui a pour premier objet le corps dans sa relation au monde.

Nous étudierons ainsi le destin du négatif, la présence de l’absence dans sa forme dynamique entre pulsions érotiques et pulsions de destruction, à partir des différentes formes de régression psychique, perceptions et hallucinations, positives et négatives, de nature sensorielle interne et externe. Dès la vie embryonnaire, le rôle d’émergence de la forme, nommée plus tard « la sculpture de la forme » créerait du vide comme facteurs de survie. Nous tracerons alors la trame de la continuité dans son enchevêtrement avec la discontinuité à travers les représentations de chose et de mot, les traces mnésiques « sensorialisées/désensorialisées » formant alors une identité subjective mobilisant un travail intrapsychique d’abstraction et de symbolisation.

 

Nous étudierons les textes de :
J.-C. Ameisen, V. Boucherat-Hue, H. Goutal-Valère, F. De Masi, J. McDougall, S. Missonnier, J.-M. Porret

 

Personnes concernées : psychanalystes, psychologues cliniciens, psychanalystes de groupe et de couple.

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Inscription annuelle : 50 € – Contacter l’organisateur