Les séminaires interdisciplinaires

Un social possible ?

Les subjectivités dans le monde contemporain

Séminaire de recherche
Sous la direction de Marie-Laure Dimon et Louis Moreau de Bellaing.

Le troisième lundi du mois d’octobre 2019 à juin 2020, de 20h30 à 22h30.

Email : m.l.dimon@cipa-association.org
Email : l.moreaudebellaing@gmail.com

Nous prolongeons notre réflexion sur l’homme planétaire en repérant ce qui contribue à faire du commun entre les êtres quelles que soient leurs références culturelles, leurs origines et leurs langues. Nous étudierons la notion d’imaginaire que nous situerons à la racine de l’humain et du social. En cela, l’imaginaire sera différencié de la théorie lacanienne qui donne une préséance au symbolique sur l’imaginaire. Nous situons l’imaginaire à la source de la subjectivité avec « la psyché originaire » mais aussi dans le social avec « l’imaginaire radical ». Nos sociétés contemporaines nous ont conduits à prendre en compte l’environnement, la perception, le sensible et l’émotion qui contribuent à donner une dimension à l’imaginaire. Car celui-ci ne peut se réduire à l’abstraction du langage et à ses effets, il est alors étayé sur les dimensions psychique et corporelle qui coexistent avec celles du monde par les « productions imaginaires du social historique ». Il sera donc question d’un sujet en prise directe avec le monde, sujet que le présent expose à la dissolution des repères de certitude et à la fragilité des valeurs incitant vers une recherche personnelle ou collective avec le risque de se laisser capter par des pensées totalitaires falsifiant le vrai pour faire du faux.

Nous étudierons les textes de : P. Aulagnier, C. Castoriadis, J. Derrida, F. Giust-Desprairies, P. Hassoun, J. Lacan, M. Revault d’Allonnes, A. Vernet.

Personnes concernées : psychanalystes, anthropologues, médecins et enseignants intéressés par l’articulation des champs individuel et social.

L’originaire dans le monde : amour/haine ?

Séminaire de recherche
Sous la direction d’Agnès Antoine et Marie-Laure Dimon.

Le quatrième jeudi du mois, d’octobre 2019 à juin 2020, de 20h30 à 22h30.

Email : agnes.antoine@ehess.fr
Email : m.l.dimon@cipa-association.org

Nous poursuivons notre recherche sur la notion de l’originaire et ses traits d’amour et de haine dans leur aptitude à fonder la rencontre entre des trajets individuels et collectifs avec le monde. Ces affects seront envisagés aux confins du biologique et du psychique dans ce soubassement de la psyché humaine. Nous interrogerons aussi leur mise en rapport avec le corps sensoriel, et le monde interactif entre l’enfant et sa mère comme moment organisateur de la psyché singulière. Il s’y crée une sensation de continuité affective, source de l’amour humain ; mais aussi source de la haine originaire, qui a pour premier objet le corps dans sa relation au monde. Si la haine est nécessaire, il incombe au sujet d’en faire l’élaboration tout au long de la vie et ce, malgré les métamorphoses, les déplacements et les médiations initiés par Eros. Car la haine est séparatrice, elle est en chacun de nous sujets et nous la portons au cœur du social. Nous étudierons alors le destin de ces affects amour/haine dans leurs mouvements d’investissement/désinvestissement, de plaisir/déplaisir à soi, au groupe et au social, en passant du singulier au collectif par les signifiants et engrammes pictographiques et en tentant ainsi de repérer l’énigmatique de la condition humaine dans son attachement à la jouissance pure.

Nous étudierons les textes de : J. Altounian, S. Faladé, E. de Fontenay,
G. Haag, S. de Mijolla Mellor, G. Noir, J.-Y. Samacher.

Personnes concernées : psychanalystes, psychologues cliniciens, psychanalystes de groupe et de couple.

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Inscription annuelle : 50 € – Contacter l’organisateur