Les séminaires interdisciplinaires

Un social possible ?
L’inconnu, l’étranger : Profils en ruptures ?

Séminaire de recherche
Sous la direction de Marie-Laure Dimon et Louis Moreau de Bellaing.

Le troisième lundi du mois, d’octobre 2016 à juin 2017, de 20h30 à 22h30.

Email : m.l.dimon@cipa-association.org
Email : l.moreaudebellaing@gmail.com

Cette année, nous poursuivons notre réflexion sur les modes de rapports que l’humain entretient avec l’inconnu et l’étranger.

La notion d’inconnu se réfère au monde imaginaire, ombre parlée nécessaire à la constitution de l’individualité. Ce capital imaginaire fait de traces, de fantasmes et de représentations, permet d’appréhender l’inconscient. Dans les sociétés modernes, les métaphores et les récits sur l’inconnu ont été nombreux, du voyage à l’exil, de la terra incognita à la découverte des hommes nouveaux. Aujourd’hui, dans notre société où tout se maîtrise et tend vers la transparence, quelle place donne-t-on à l’inconnu ? Est-il encore un passeur qui ouvre à l’accueil de l’étranger incarnant la différence et l’expérience de l’altérité ? Sans une perception de l’inconnu qui fait entrer l’étranger dans un processus de reconnaissance, celui-ci est abandonné au flux de la mondialisation et à l’errance.

Nous étudierons les textes de : F. Benslama, A. Freud, C. Galibert, A. Green, G. Flaubert, Byung-Chul Han, A. Nouss.

Personnes concernées : psychanalystes, anthropologues, médecins, et enseignants intéressés par l’articulation des champs individuel et social.

Anthropologie de l’empathie et clinique psychanalytique

Séminaire de recherche
Sous la direction d’Agnès Antoine et Marie-Laure Dimon.

Le quatrième jeudi du mois, d’octobre 2016 à juin 2017, de 20h30 à 22h30.

Email : agnes.antoine@ehess.fr
Email : m.l.dimon@cipa-association.org

Nous poursuivons notre recherche sur la notion d’empathie dans ses représentations rudimentaires, traces, signifiants, pictogrammes. Dès le début de la vie, l’enfant rencontre le monde par sa sensorialité dans un contact peau à peau avec la mère-environnement. Ce contact fonde les premières relations post-natales mère-enfant, entre deux psychés hétérogènes, d’où émerge un signe empathique. Celui-ci est issu des traces émotionnelles originaires et des affects du bébé en retour de l’investissement affectif de la mère ou de son tenant-lieu. Ce temps d’accordage sous-tend un lien de reconnaissance identitaire originaire qui inaugure une co-perception entre l’enfant et l’objet-monde. L’enfant oscille ainsi de l’adhésivité au rejet, du plaisir au déplaisir. Ces sensations, ces émotions esthétiques et ces perceptions sont alors condensées et reprises dans l’univers de parole de la mère, ce qui crée entre eux une sensation de continuité affective à la source de l’empathie humaine.

Nous étudierons les textes de : J.-M. Assan, W. R. Bion, J. Laplanche, G. Rogozinski, G. Rosolato, J.-C. Stoloff.

Personnes concernées : psychanalystes, psychologues cliniciens, psychanalystes de groupe et de couple.

Inscription annuelle : 50 € – Formation professionnelle : 100 € – Contacter l’organisateur