Les séminaires interdisciplinaires

Un social possible ?

Les populismes, la vérité
et la transparence

Séminaire de recherche
Sous la direction de Marie-Laure Dimon et Louis Moreau de Bellaing.

Le troisième lundi du mois d’octobre 2020 à juin 2021,
de 20h30 à 22h30.

Email : m.l.dimon@cipa-association.org
Email : l.moreaudebellaing@gmail.com

Nous prolongeons notre réflexion sur l’homme planétaire en nous intéressant aux populismes dont les formes à travers le monde sont différentes les unes des autres. Si la démocratie moderne est sous-tendue par l’égalité, paradoxalement, elle rend de plus en plus visible les inégalités. Face à la montée de ces inégalités, certaines démocraties européennes vont se tourner vers le souverainisme, voire le nationalisme, qui trouvent leur mode d’expression par la voie du populisme en réponse aux problèmes contemporains.

Dans ce contexte, nous approfondirons le difficile rapport entre vérité et langage politique, car la politique tente de capter le politique pour mieux le maintenir selon sa volonté. Si la rhétorique de la politique se sert du politique pour soutenir les compromis, les alliances et parfois les compromissions, elle fait ainsi le jeu du populisme. Aujourd’hui, la politique est minée par la défiance et convoque une nouvelle fonction morale, la transparence à la place de la vérité. Elle devient alors un élément nécessaire à la présomption de la confiance. Quel destin réservons-nous alors au sensible et au vécu ressentis en politique ?

Nous étudierons les textes de : J.-P. Damaggio, F. Giust-Desprairies, C. Mouffe, M. Pingeot, M. Revault d’Allonnes, P. Rosanvallon

Personnes concernées : psychanalystes, anthropologues, médecins et enseignants intéressés par l’articulation des champs individuel et social.

L’originaire dans le monde : amour/haine ?

Séminaire de recherche
Sous la direction d’Agnès Antoine et Marie-Laure Dimon.

Le quatrième jeudi du mois, d’octobre 2020 à juin 2021,
de 20h30 à 22h30.

Email : agnes.antoine@ehess.fr
Email : m.l.dimon@cipa-association.org

Nous poursuivons notre recherche sur la notion de l’originaire et ses traits d’amour et de haine dans leur aptitude à fonder la rencontre entre des trajets individuels et collectifs avec le monde. Ces affects seront envisagés aux confins du biologique et du psychique dans ce soubassement de la psyché humaine. Nous interrogerons aussi leur mise en rapport avec le corps sensoriel, et le monde interactif entre l’enfant et sa mère comme moment organisateur de la psyché singulière. Il s’y crée une sensation de continuité affective, source de l’amour humain ; mais aussi source de la haine originaire, qui a pour premier objet le corps dans sa relation au monde. Si la haine est nécessaire, il incombe au sujet d’en faire l’élaboration tout au long de la vie et ce, malgré les métamorphoses, les déplacements et les médiations initiés par Eros. Car la haine est séparatrice, elle est en chacun de nous sujets et nous la portons au cœur du social. Nous étudierons alors le destin de ces affects amour/haine dans leurs mouvements d’investissement/désinvestissement, de plaisir/déplaisir à soi, au groupe et au social, en passant du singulier au collectif par les signifiants et engrammes pictographiques et en tentant ainsi de repérer l’énigmatique de la condition humaine dans son attachement à la jouissance pure.

Nous étudierons les textes de : J. Altounian, C. David, C. Dejours, S. Faladé, E. de Fontenay, D. Houzel, M. Klein, S. Maiello, B. Roth

Personnes concernées : psychanalystes, psychologues cliniciens, psychanalystes de groupe et de couple.

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Inscription annuelle : 50 € – Contacter l’organisateur